Observations du mois d’avril (2016)!

Vendredi 8 avril 2016, je partais de chez moi. Sur le chemin, je vois un échassier voler le coup tendu. Je m’arrête, et je regarde plus attentivement l’oiseau. Je remarque que c’est une cigogne, mais elle me semblait anormalement noire… Il s’agit d’une cigogne noire ! Par chance, elle volait assez bas, à cause du mauvais temps.

On ne voit pas très bien sur cette photo, mais on reconnaît facilement qu’il s’agit d’une cigogne noire. Un grand échassier voler cou tendu veut dire que c’est une cigogne ou une grue. Mais, comme on peut le voir, le dessous de la cigogne noire est tout noir, sauf le ventre blanc (qui a une forme plutôt angulaire devant et rond derrière). De plus, la cigogne noire a un bec rouge et des pattes rouges qui contrastent bien avec le reste de son corps.

Contrairement à la cigogne blanche, la cigogne noire vit seule et migre seule, c’est pour cela que de voir des groupes d’individus migrer ensemble est très rare.

La cigogne noire est une migratrice rare en Suisse, et elle est une hivernante et estivante rare et accidentelle.

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Samedi 9 avril, je suis allé aux grangettes (Noville). J’avais vu sur ornitho.ch qu’il y avait une marouette poussin et une gorgebleue à miroir à l’embouchure du grand canal, j’y suis donc allé pour essayer de les voir.

Je suis tout d’abord allé à la tour d’observation de la lagune des grangettes, c’est sur le chemin… Pour y aller, il faut se parquer au parking du minigolf de Villeneuve ou au port. Il faut ensuite traverser l’eau froide, et vous y êtes !

A la lagune, j’ai eu la chance de voir beaucoup de sarcelles d’hiver et d’été, des fauvettes à tête noire, des bruants des roseaux et surtout un gobemouche noir.

Le gobemouche noir est une migrateur régulier et fréquent. Ses effectifs avaient beaucoup baissés il y a quelques décennies, mais ce chiffre commence à remonter, grâce aux nichoirs mis en place un peu partout.

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Ensuite, je suis allé à l’embouchure du grand canal pour aller voir la marouette poussin et la gorgebleue.

La marouette poussin est une migratrice fréquente mais rare, et une espèce nicheuse accidentelle. On ne peut la voir pratiquement qu’en migration dans notre pays. C’est un oiseau assez petit en taille, avec des pattes disproportionnées. Elle est reconnaissable aux autres marouettes grâce à son bec vert à la base rouge. Cet individus est une femelle, le mâle ayant la tête et la poitrine gris ardoisé.

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Et maintenant, la gorgebleue… Petit oiseau magnifique ! Elle était assez dur à dénicher dans les roseaux secs le long de l’embouchure du Gd-canal, mais heureusement elle s’envolait assez souvent pour passer le l’autre côté du canal, ce qui permettait de la repérer.

La gorgebleue à miroir est une espèce rare en Suisse, visible surtout lors de ses déplacements durant la migration. Elle est visible depuis la fin mars (retour de migration) jusqu’au début octobre (départ de la migration).

Elle a le dos complètement marron et elle est reconnaissable en vol grâce à ses plumes rouges de part et d’autre de la queue, un peu comme le rougequeue (bien que tout la queue n’est pas entièrement rouge). Une très belle observation, mais assez rapide, étant donné la vivacité de ce petit oiseau.

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Une dernière observation, qui s’est faite une peu à l’improviste chez moi. Le 13 avril, un magnifique rougequeue à front blanc s’est invité dans mon jardin. Il était en retour de migration, et il a sûrement choisi mon jardin comme lieu d’escale pour reprendre quelques forces.

On peut le voir ici en train de manger un ver de terre.

Il est reconnaissable au rougequeue noir grâce à sa bande blanche sur le front (comme son nom l’indique) et à sa poitrine entièrement orange et non noire comme chez son cousin.

Ensuite, le 17, encore plus discrètement et moins longtemps que le mâle d’avant, une femelle rougequeue à front blanc s’est pointée dans mon jardin. A croire que mon jardin plaît aux rougequeues !

Elle est moins colorée que le mâle, et est nettement plus dure à différencier avec une femelle rougequeue noir. On put la différencier de cette dernière car elle a la poitrine légèrement orangée ou très orangée suivant les individus. Sa poitrine est plus clair et on voit une différence de couleur entre sa poitrine et son dos, contrairement au rougequeue noir.

Cet oiseau était en forte baisse ces dernières décennies, mais grâce aux efforts faits ses effectifs recommencent à monter. Etant moins urbain que son cousin, il ne se rencontre presque qu’exclusivement dans les vergers. Il est moins répandu que son cousin et est plus rare. Ils sont surtout visible en revenant de migration, car ils arrivent par flots assez conséquents.

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Ah et pour finir… Un cygne noir (échappé de captivité) est visible ces temps au bord du lac, dans les environs de Vevey…

Très facilement reconnaissable (entièrement noir avec le bec rouge), ce n’est pas une espèce indigène en suisse.

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Observations à la Sauge (centre ASPO)

Jeudi dernier, (20 août 2015) je suis allé à la réserve naturelle ASPO (Association Suisse pour la Protection des Oiseaux) de la Sauge. L’entrée est payante (8.-), mais ça vaut le coup d’œil.
Cette réserve est unique en son genre, car elle accueil de nombreux oiseaux rares qui font une escale durant leur migration. C’est aussi l’un des seul endroit en Suisse ou l’on peut observer le castor Européen, tout près d’un observatoire.

Le centre compte 2 étangs et 3 observatoires. Le premier observatoire accueil chaque année un couple de Martin pêcheur. Les deux autres se situent au bord d’un grand étang, où se côtoient un grand nombre d’espèces.
Voici alors les observations d’oiseaux plus ou moins rares que j’ai vu.

La première: dans le grand étang, un couple de grèbe castagneux ont élus domicile dans cet étang. C’est le plus petit grèbe que l’on peut rencontrer en Suisse, faisant environ la moitié de la taille d’un colvert. Il est très vite reconnaissable grâce à son cri bien à lui. Il est aussi très vite identifiable grâce à ses deux taches blanche de part et d’autre de son bec fin.

Ecouter son chant: [audio http://www.vogelwarte.ch/assets/media/voices/0050.mp3]

Voici le nid et la famille au complet: 2 adultes et 3 poussins.

Deuxième observation: dans le grand étang toujours, j’ai eu la chance d’observer un petit gravelot, sûrement de passage dans la région. C’est l’un des plus petit échassier en Suisse, et aussi une rareté. Il se différentie des autres espèces de gravelot grâce a ses couleurs. Si vous tombez sur un individu juvénile ou femelle (mon cas) il est plus dur à reconnaître. Dans ce cas, je conseille vivement de vérifier dans un livre d’oiseaux ou sur internet en cliquant ==>ICI (il suffit d’entrer le nom de l’espèce pour voir de quelle espèce il s’agit).

Il avance comme un robot: il avance vite, se stoppe, plonge son bec pour atraper quelque chose, puis repart, et ainsi de suite.

La troisième observation: dans le petit étang (celui du Martin pêcheur), j’ai pu observer deux chevaliers sylvain, qui étaient aussi de passage durant leur migration. Ils sont aussi rares en Suisse. C’est des plus petit échassier « à bascule » en Suisse. Vous comprendrez vite pourquoi on les appelle de la sorte le jour où vous en verrez un. Les différentes races de chevaliers sont difficile a reconnaître, surtout entre le chevalier culblanc et le chevalier sylvain. La plus grande différence que l’on peut observer est le long sourcil blanc chez le sylvain (comme on peut le voir sur la photo). Il y a aussi une autre différence: la queue. Chez le culblanc, comme son nom l’indique, il a la queue complètement blanche. Le sylvain, a lui la queue blanche aussi, mais elle a quelques lignes brune parallèles aux plumes.

La quatrième et dernière observation: une aigrette garzette, dans le grand étang, en compagnie de deux hérons cendrés. L’aigreur garzette est une espèce rare, mais quand même assez commune dans les réserves autour d’étang et de lacs. Elle est très vite identifiable: toute blanche, plus petite que les hérons, plus petite aussi que sa cousine la grande aigrette, avec laquelle il ne faut pas confondre. L’aigrette garzette a le bec noir et les bout des pattes (les doigts) jaune-vert, tandis que la grande aigrette a le bec jaune et les pattes entièrement noire. Elle chasse comme les hérons: elle marche lentement puis se stoppe un moment, et lance d’un coup sa tête en avant pour attraper une grenouille ou un poisson qui passait par là. C’est une espèce migratrice, qui se voit surtout au printemps et en été.

A cause de ses plumes, l’aigrette à longtemps été chassée. Au XIXe s., il en restait presque plus. Les effectifs remontent depuis 20 ans environ.

On peut bien voir ici les « pieds » jaunes de l’aigrette.

Photos: © Vaudoiseaux

En savoir plus sur la réserve naturelle de La Sauge: cliquez ==>ICI

5 avril 2013, Observations aux Grangettes (VD)

Lors d’une promenade aux Grangettes en famille, j’ai pu observer une Aigrette garzette.

Elle ressemble à un héron mais elle est blanche et aussi plus petite. Elle a le bec entièrement noir, contrairement à la grande Aigrette, qui l’a jaune. Elle a les « pieds » jaunes ou verts. Elle est une rareté en Suisse.

Deuxième observation, un Bihoreau gris.

Cet oiseau est une rareté en Suisse. Il ressemble au héron, mais il est plus petit et il n’a pas un grand coup. Il a les ailes grises, les pattes jaunes, le bec noir (peut avoir le dessous jaune, si c’est un jeune de la seconde année). Les jeunes de la première année sont bruns et blancs et ont des tâches en forme de gouttes sur le dessus

Photo aigrette garzette: ©y.dupraz

Photos bihoreau gris: © 2013 Vaudoiseaux