Jeudi dernier, (20 août 2015) je suis allé à la réserve naturelle ASPO (Association Suisse pour la Protection des Oiseaux) de la Sauge. L’entrée est payante (8.-), mais ça vaut le coup d’œil.
Cette réserve est unique en son genre, car elle accueil de nombreux oiseaux rares qui font une escale durant leur migration. C’est aussi l’un des seul endroit en Suisse ou l’on peut observer le castor Européen, tout près d’un observatoire.
Le centre compte 2 étangs et 3 observatoires. Le premier observatoire accueil chaque année un couple de Martin pêcheur. Les deux autres se situent au bord d’un grand étang, où se côtoient un grand nombre d’espèces.
Voici alors les observations d’oiseaux plus ou moins rares que j’ai vu.
La première: dans le grand étang, un couple de grèbe castagneux ont élus domicile dans cet étang. C’est le plus petit grèbe que l’on peut rencontrer en Suisse, faisant environ la moitié de la taille d’un colvert. Il est très vite reconnaissable grâce à son cri bien à lui. Il est aussi très vite identifiable grâce à ses deux taches blanche de part et d’autre de son bec fin.
Ecouter son chant: [audio http://www.vogelwarte.ch/assets/media/voices/0050.mp3]

Voici le nid et la famille au complet: 2 adultes et 3 poussins.


Deuxième observation: dans le grand étang toujours, j’ai eu la chance d’observer un petit gravelot, sûrement de passage dans la région. C’est l’un des plus petit échassier en Suisse, et aussi une rareté. Il se différentie des autres espèces de gravelot grâce a ses couleurs. Si vous tombez sur un individu juvénile ou femelle (mon cas) il est plus dur à reconnaître. Dans ce cas, je conseille vivement de vérifier dans un livre d’oiseaux ou sur internet en cliquant ==>ICI (il suffit d’entrer le nom de l’espèce pour voir de quelle espèce il s’agit).



Il avance comme un robot: il avance vite, se stoppe, plonge son bec pour atraper quelque chose, puis repart, et ainsi de suite.
La troisième observation: dans le petit étang (celui du Martin pêcheur), j’ai pu observer deux chevaliers sylvain, qui étaient aussi de passage durant leur migration. Ils sont aussi rares en Suisse. C’est des plus petit échassier « à bascule » en Suisse. Vous comprendrez vite pourquoi on les appelle de la sorte le jour où vous en verrez un. Les différentes races de chevaliers sont difficile a reconnaître, surtout entre le chevalier culblanc et le chevalier sylvain. La plus grande différence que l’on peut observer est le long sourcil blanc chez le sylvain (comme on peut le voir sur la photo). Il y a aussi une autre différence: la queue. Chez le culblanc, comme son nom l’indique, il a la queue complètement blanche. Le sylvain, a lui la queue blanche aussi, mais elle a quelques lignes brune parallèles aux plumes.





La quatrième et dernière observation: une aigrette garzette, dans le grand étang, en compagnie de deux hérons cendrés. L’aigreur garzette est une espèce rare, mais quand même assez commune dans les réserves autour d’étang et de lacs. Elle est très vite identifiable: toute blanche, plus petite que les hérons, plus petite aussi que sa cousine la grande aigrette, avec laquelle il ne faut pas confondre. L’aigrette garzette a le bec noir et les bout des pattes (les doigts) jaune-vert, tandis que la grande aigrette a le bec jaune et les pattes entièrement noire. Elle chasse comme les hérons: elle marche lentement puis se stoppe un moment, et lance d’un coup sa tête en avant pour attraper une grenouille ou un poisson qui passait par là. C’est une espèce migratrice, qui se voit surtout au printemps et en été.

A cause de ses plumes, l’aigrette à longtemps été chassée. Au XIXe s., il en restait presque plus. Les effectifs remontent depuis 20 ans environ.

On peut bien voir ici les « pieds » jaunes de l’aigrette.

Photos: © Vaudoiseaux
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