La Buse variable

La buse variable, Buteo buteo (L 55 cm., E 120 cm.)

Etant le rapace le plus abondant en Suisse, il n’est pas rare de voir une buse variable posée sur un poteau ou un panneau le long d’une route. Ce grand rapace d’un mètre vingt d’envergure excelle dans l’art du vol plané. Brun sur le dessus et blanc strié brun sous les ailes, elles se reconnaît surtout des autres rapaces (et notamment du milan noir) par une queue arrondie.

Ecouter son cri

Source: vogelwarte.ch

Photos: © 2017 Vaudoiseaux

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Le faucon pèlerin, oiseau de l’année 2018

Comme chaque année, un animal est choisi pour être la « mascotte », une espèce mise particulièrement en avant pour améliorer ses conditions de vie. ProNatura a choisi l’hermine, un petit mammifère qui fait la terreur des rongeurs. BirdLife Suisse a aussi choisi un oiseau qui fait régner la terreur partout où il va. Il est spécialisé dans la capture d’oiseaux en plein vol, en leur fondant dessus à une vitesse digne des voitures de course. Alors, vous l’avez ?

Il s’agit, comme vous l’avez pu deviner, du faucon pèlerin (en même temps la réponse était notée dans le titre !).

Le faucon pèlerin (Falco peregrinus) est un petit rapace (bien qu’il soit le plus grand des faucons) d’une quarantaine de centimètres de long et d’un mètre d’envergure. A titre de comparaison, le pigeon de nos villes fait 35 cm. de long et 65 cm. d’envergure. La femelle pèlerin est environ 1/3 plus grosse que le mâle.

Source: wikimedia

Le faucon pèlerin excelle dans l’art de la chasse d’oiseaux. Griffes acérées, yeux perçants, profilé pour la vitesse, rien n’est laissé au hasard pour ce bolide. Avec ses ailes puissantes, il monte presque à la verticale haut dans le ciel, puis se laisse tomber à une vitesse approchant les 250 km/h. Ses proies n’ont alors que peu de chances. Il n’est pas rare que le couple de faucons chassent ensemble. Le mâle débusque les proies en volant en rase-motte. Pour fuir, la proie va monter dans le ciel. Et c’est à ce moment que le femelle l’attrapera.

Pourquoi le protéger ?
Etant au sommet de la chaîne alimentaire, ce faucon souffre d’empoisonnements. Les petits oiseaux mangent les graines dans les champs traités. Ces petits oiseaux se font manger par les faucons, et ces pesticides s’accumulent dans son corps. Entre 1950 et 1970 le DDT, pesticides connu de tous, était autorisé pour l’épandage dans les champs. Ce pesticides, s’il ne tuait pas les rapaces, rendait les coquilles des oeufs molle. Les embryons ne pouvaient donc pas survivre. De plus, sa chasse était encore autorisée.

Et maintenant ?
Depuis l’interdiction du DDT en 1970, la population de faucons se porte mieux. Il y a aujourd’hui environ 300 couples nicheurs en Suisse, la plupart étant dans le Jura. Sa grande capacité d’adaptation ont fait de lui un des rapaces les plus répandus (tous les continents excepté l’antarctique). Pour nicher, tout lui va. De la falaise à la ville, en passant par des tours de refroidissement des centrales nucléaires. Il lui suffit juste d’un assez grand espace aérien, un site de nidification calme et assez de proies.
Le faucon pèlerin a néanmoins toujours besoin d’aide, car de nouvelles menaces pèsent sur lui: les éoliennes et les bâtiments vitrés ont souvent raison de lui. De plus, de nombreux cas d’empoisonnements, souvent fait par des éleveurs de pigeons, ont été recensés. A tel point que la population suisse a vu ses effectifs reculer de 15% ces dernières années.

Que faire pour le protéger ?
Tout d’abord, lutter contre l’empoisonnement, qui ont raison de trop de faucons chaque année. Limiter aussi les pesticides utilisés, en particulier les plus dangereux. Tous les gestes comptent. Par exemple, ne pas en mettre dans votre jardin profitera à de nombreuses espèces. BirdLife veut aussi promouvoir la biodiversité dans les villes. Ces amélioration ne profiteraient pas qu’au faucon pèlerin, mais aussi à toutes les proies qu’il mange et cela se répercuterai même jusqu’à l’homme (avouez que de manger des céréales sans pesticides serait vraiment bien !)

Un poster de l’oiseau de l’année peut être commandé ICI ! (BirdLife.ch)
Un dossier pédagogique sur le faucon pèlerin, idéal pour les classes peut être commandé ICI ! (BirdLife.ch)

Quelques liens :

Pour finir, voici une petit vidéo réalisée par BirdLife Suisse pour présenter le faucon pèlerin

Quelques caméras en direct de nids de faucons pèlerin

Canard siffleur

Canard siffleur (Anas penelope), 45 cm.

Un mâle.

Canard hivernant régulier, le canard siffleur se démarque des autres canards par sa forme et ses couleurs. Avec la nette rousse, c’est l’un des plus beaux canards que l’ont peut croiser sur nos lacs. Il aime brouter dans l’herbe dans les marais et les prés ou les algues sur les bords de l’eau. Il reste toujours en groupe.

La femelle

Ecouter son chant:

Source du chant: vogelwarte.ch

Photos: © 2017 Vaudoiseaux

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Le pouillot véloce

Le pouillot véloce (Phylloscopus collybita), 10 cm.

Petit passereaux commun, le pouillot véloce n’est pas un oiseaux aux couleurs vives. D’un vert olivâtre en passant au brun, il se confond bien dans la végétation. Il est très dur de différencier le pouillot véloce des autres pouillot, tant ils se ressemblent par leur plumage. Une des seule façon de bien les différencier reste par le chant, car chaque espèce a son propre.

Ecouter son chant:

Source du chant: vogelwarte.ch

Photos: © 2016 Vaudoiseaux

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Photos de 2017

Cliquez ici pour voir la galerie photo

Voici les photos d’oiseaux et autres que je suis en train de faire durant cette année.

D’autres photos seront rajoutées au fil de l’année.

Toutes ces photos ont été prises par moi, merci de ne pas les utiliser à des fins publiques sans autorisation (pour me demander laissez un commentaire !)

Pour savoir de quelle espèce d’oiseau il s’agit sur les photos, cliquez en haut à droite sur le « i » d’informations.

Bilan de 2016

L’année 2016 est terminée (depuis 2 mois déjà), et je voulais vous tenir au courant de ce qui se passera sur le site et faire un bref résumé de ce qui s’est passé en 2016.

Résumé de 2016:
2016 a été pour moi une année haute en découverte et en photo. Cette année, j’ai multiplié mes « visites » à la réserve naturelle des Grangettes, et m’a permis de faire de nombreuses photos des oiseaux (voir les photos de 2016). Les randonnées aux Grangettes m’ont aussi donné l’occasion de voir plus de 15 espèces que je n’avais jamais vues et plus de 80 espèces différentes d’oiseaux ! Si vous voulez voir plus d’oiseaux, faite comme moi: allez vous promener dans les réserves naturelles près de chez vous, et ouvrez l’oeil ! Souvent, les oiseaux sont là où on ne les attend pas !

Statistiques du site:
Quelques chiffres de 2016:

  • 8 articles publiés
  • 3 années de photos disponible (photos de 2014, 2015 et 2016)
  • 50 articles visités
  • 62 articles au total disponible
  • 86 photos mise sur instagram @vaudoiseaux
  • Des visites de 21 pays

780 personnes ont visité mon site cette année (peut être certaines plusieurs fois), et pour cela je vous dit un grand MERCI de lire mes articles !

Pour 2017:
Voici les quelques grandes lignes que j’essaierai d’appliquer et de réaliser durant cette année.
Premièrement, j’essaierai de régler tous les bug sur mon site (bug de chargement d’image, de son etc.).
Ensuite, je réviserai les vieux articles de mon site pour les remettre à neuf. J’ai trouvé avec les années une formule d’article qui me plaît, je vais donc refaire les vieux articles suivant cette « formule ». Il est donc tout à fait normal s’il y a moins d’articles publiés cette année.
Les photos de 2017 vont arriver tout bientôt, et des photos vont être ajoutées tout au long de l’année.
J’ai aussi déjà plusieurs idées d’articles, mais ça… Surprise !

Merci beaucoup pour l’intérêt que vous avez porté à mon site et à mon profil instagram durant cette année, et je vous souhaite une année 2017 pleine d’observations !

Vaudoiseaux

La gallinule poule-d’eau

La gallinule poule d’eau (Gallinula chloropus),  32 cm.

Petit oiseau des marais et des lacs très facilement reconnaissable grâce à son bec rouge et jaune, la gallinule poule d’eau avance comme montée sur des ressorts. C’est un oiseau particulièrement farouche, restant toujours à proximité d’une végétation dense. Ses motifs blanc sur la queue et les flancs sont aussi typiques de cette espèce. Elle est abondante là ou la végétation est dense, ne pouvant survivre dans des zones défrichées et soumises à trop de vent.

Un jeune

Écouter son chant:

Source du chant: vogelwarte.ch

Photos: © 2016-2017 Vaudoiseaux

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Le cincle plongeur, oiseau de l’année 2017

Une nouvelle année à commencé il y a moins d’un mois. Et, comme le veut la « tradition », un nouvel oiseau de l’année à été choisi (pour la Suisse en tout cas). Et cette année, c’est le cincle plongeur qui a eu ce privilège !

Le cincle plongeur est un passereau qui se rencontre un peu partout où il y a des rivières au lit naturel (ou légèrement naturel). Il habite donc à la montagne (jusqu’à environ 2’400m., en plaine, au bord du lac, bref: un peut partout.
C’est le seul passereau à chasser sous l’eau. Il plonge en s’immergeant complètement sous l’eau pour attraper des proies, comme des larves d’insectes. Il est même capable de nager sous l’eau ! C’est un fait rare voir unique chez les oiseaux chanteurs.

Le cincle est donc parfaitement bien adapté pour être sous l’eau: il peut se boucher les narines hermétiquement, ses yeux voient aussi bien dehors que sous l’eau et sa glande uropygienne (glande de graisse) est aussi plus grande que celle des autres oiseaux de même taille : cette glande lui permet de rendre imperméable les plumes. Il a aussi des plumes plus denses et des os plus lourd que les autres oiseaux, par adaptation d’être sous l’eau.

Ce poster peut être commandé, lien en bas de l’article

En Suisse, les effectifs restent pour le plus souvent stable, mais en légère expansion. Il semble aussi que les cincles montent plus haut en altitude ces dernières décennies.

Pourquoi avoir choisi le cincle comme oiseau de l’année ?
Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, cet oiseau a besoin de cours d’eau propres et bien oxygénés pour se nourrir. De plus, BirdLife Suisse a lancé une nouvelle campagne, « la biodiversité dans les agglomérations », avec un accent sur les zones aquatiques en ville et en périphérie. Cet oiseau relie donc bien cette campagne, étant un oiseau se rencontrant partout. En plus, le cincle niche sur les cours d’eau non endigués et calmes (sans chiens et promeneurs). La BirdLife donc choisi le cincle car c’est un ambassadeur pour la renaturation des rivières.

Vidéo de la BirdLife sur le cincle plongeur

Quelques liens:

La fauvette à tête noire

La fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), 14 cm.

Comme son nom l’indique, la fauvette à tête noire est reconnaissable grâce à sa … tête noire ! La fauvette fait la taille d’un moineau, entièrement grise légèrement teintée de brun-beige. Le mâle et la femelle sont assez facilement différentiables: la femelle a une calotte (dessus de la tête) brun-rouge assez éclatant, tandis que le mâle l’a entièrement noire. Les deux individus ont les pattes noires. Son chant est très mélodieux.

Sur cette image, les deux sexes sont visibles: en rouge: mâle, en bleu (caché derrière les branches: femelle)

Écouter son chant:

Source du chant: vogelwarte.ch

Photos: © 2016 Vaudoiseaux

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La Sarcelle d’été

La Sarcelle d’été (Anas querquedula) 38 cm.

Petit canard estival, la sarcelle d’été est un oiseau élégant. Son sourcil blanc, ses grandes plumes grises sur le dos et son aspect marbré font d’elle un oiseau facilement identifiable. La femelle est un peu plus dure a reconnaître mais contrairement à la femelle de canard colvert (avec laquelle on pourrait confondre), elle a un dos tacheté, un bec noir, pattes noir (comme le mâle) et sa taille est plus petite que la femelle de canard colvert.

Ecouter son chant:

Source du chant: vogelwarte.ch

Photos: ©2016 Vaudoiseaux

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